nucléaireAprès les récents événements terroristes, la France est toujours en état d’alerte maximale et s’inquiète particulièrement pour ses installations nucléaires. En effet, tout accident ou acte de sabotage aurait des conséquences désastreuses sur plusieurs plans. Du coup, les autorités françaises prennent au sérieux la question de la sûreté nucléaire et entendent mettre des moyens suffisants pour garantir la sécurité nucléaire du pays. Selon un rapport de l’ANS, le contexte en matière de sécurité nucléaire est assez préoccupant en France. Cet article fait le point.

Un constat alarmant

Au lendemain de la catastrophe de Fukushima, l’heure est à la vigilance au sein de toutes les installations nucléaires dans le monde. Concernant la France, la menace ne proviendrait pas seulement des risques d’accident, mais aussi extérieurs à travers une action terroriste. Selon l’ANS, le manque de ressources humaines et financières est la principale difficulté que rencontrent les centrales nucléaires en France pour faire face aux nouveaux enjeux. En effet, l’ASN et l’institut de radioprotection et de sûreté nucléaire réclament des moyens humains supplémentaires, à travers 200 recrutements supplémentaires. Aujourd’hui, elles n’ont pu obtenir que la création de 30 nouveaux postes. Du coup, ce sont les installations en fonctionnement qui sont privilégiées au détriment des nouvelles installations.

Inquiétudes sur les installations en cours

Le constat le plus alarmant concerne surtout les installations nucléaires en construction. On prendra volontiers l’exemple de l’EPR de Flamanville dont l’ASN a signalé des défaillances au niveau de l’acier du couvercle et du fond de la cuve du réacteur. Ce qui a comme conséquence de réduire leur résistance à la propagation de fissures. Ce sont ainsi des défaillances qualifiées de très sérieuses et Areva, le fournisseur de la cuve va devoir procéder à de nouveaux essais de qualification. Ce sera ensuite au tour de l’ASN de donner son jugement sur les tests et l’assistance pour la PCR.

La poursuite des vieilles centrales post-Fukushima

Pour le moment, l’ASN affiche une ferme volonté de poursuivre le fonctionnement des vieilles centrales au-delà de 40 ans. Cependant, l’agence devra veiller à ce que toutes les normes de sécurité soient respectées. D’ailleurs, l’ASN devrait prendre une position définitive concernant ces réacteurs d’ici 2020. Les mêmes exigences de sécurité sont valables pour les installations de cycles de combustibles. Les exploitants nucléaires devront par ailleurs consacrer des moyens importants qui vont permettre de démanteler dans les meilleurs délais et en toute sécurité leurs installations. Cependant, la plupart des industriels français du nucléaire sont en difficultés économiques.

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