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Pour contenir la propagation du coronavirus, différentes mesures sont mises en place, comme la fermeture des écoles et de tous les commerces jugés comme non essentiels. Si certains États ont pris en compte les besoins des vapoteurs en rouvrant les boutiques spécialisées en matériel de cigarette électronique et en e-liquide, ce n’est pas le cas de la Belgique.

Aucun moyen d’approvisionnement possible pour les vapoteurs belges

En France, une mise à jour de la liste des commerces essentiels du 18 mars 2020 a permis aux boutiques de vape de rouvrir. Les magasins de e-cigarette rouvrent le 19 mars 2020. L’Italie pour sa part a pris les devants et autorise la reprise des activités de ses boutiques avec toutes les mesures nécessaires depuis le 13 mars 2020. C’est notamment la mobilisation des associations des professionnels dans ces différents pays qui a permis la réouverture de ces magasins.

Du côté de la Belgique, cet appel ne semble pas avoir eu de portée. Depuis le 18 mars 2020, seuls les commerces essentiels sont autorisés à ouvrir leurs portes et les magasins de cigarettes électroniques en sont exclus, ce qui n’est pas le cas des bureaux de tabac. Le contrôle serait des plus rigoureux, car la police ferait des descentes pour s’assurer de la fermeture des volets. Cette mesure met les vapoteurs belges au pied du mur. Si dans la plupart des pays, les vapoteurs peuvent se fournir en e-liquides de différentes marques et notamment des e liquide belge en vente sur le net durant la période de confinement, ce n’est pas le cas des Belges. En effet, suite à l’arrêté royal du 28 octobre 2016, la vente en ligne de e-liquides et de e-cigarettes est également interdite au Pays plat. Les vapoteurs belges n’ont d’autre choix que de s’approvisionner auprès de quelques librairies et bureaux de tabac, où le choix est assez restreint.

Des mesures qui mettent les adeptes de la vape dans une situation difficile

À l’instar des fumeurs, les vapoteurs recourant aux e-liquides nicotinés ressentent un manque s’ils ne peuvent pas accéder à tous les produits utiles pour faire fonctionner leur cigarette électronique. Si le sevrage parait difficile, l’une des solutions qui s’offrent aux adeptes de produits nicotinés est de se rabattre sur la cigarette. Cette alternative n’est toutefois pas sans conséquence dans un pays où près de 14 000 décès dus au tabagisme sont enregistrés tous les ans, soit 18 fois que le nombre de morts suite à un accident de la route.

C’est la nicotine contenue dans la cigarette qui est à l’origine de l’addiction et de nombreux fumeurs se tournent vers la cigarette électronique pour arrêter une mauvaise habitude. Il leur est possible de contrôler le taux de nicotine de leur e-liquides. Les produits prêts à vaper sont généralement proposés avec différents taux de nicotine variant entre 20 à 0 mg. Les vapoteurs peuvent également réaliser leurs propres compositions et obtenir ainsi un pourcentage de nicotine de leur choix en recourant à des boosters. Si les vapoteurs peuvent réduire progressivement le pourcentage de nicotine de leur e-liquide pour se défaire petit à petit de leur addiction, il leur est difficile de poursuivre leur projet s’ils ne peuvent plus s’approvisionner correctement et risquent alors de céder à l’appel de la cigarette.

Quelques solutions envisagées, mais rapidement abandonnées

Face aux requêtes de l’Union Belge pour la Vape, l’État a avancé quelques solutions. Bien que les boutiques de e-cigarettes devaient fermer leurs portes, la vente en ligne et la livraison étaient envisagées, avait lancé le porte-parole du SPF Santé Publique. Connue pour son hostilité pour le vapotage, la ministre de la santé a rapidement pris le contre-pied de cette option qui est alors abandonnée.

Le SPF Santé Publique avait proposé une autre solution à travers le système de Collect&Go. Il consiste à réaliser la réservation en ligne. Le paiement se ferait uniquement lors du retrait des produits réservés à distance. Mais ici encore, le service d’inspection est intransigeant sur le fait que les boutiques de vape doivent rester fermées. Il propose alors à ces magasins spécialisés de céder leur stock à des commerces qui sont autorisés à poursuivre leurs activités, une proposition inacceptable pour les professionnels de la vape. La vente de matériel de vapotage et de e-liquides demande en effet des connaissances spécifiques des vendeurs selon eux.

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